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Technique de vente d'artisan : le déroulé d'un rendez-vous client, avant, pendant, après

Par Lamine Bouali · · 4 min de lecture

Un chantier se vend dans cet ordre : cinq questions au téléphone avant de vous déplacer, l'écoute avant le mètre, une reformulation que le client valide, une date de suite fixée sur place, un devis en trois options le lendemain.

L'erreur la plus chère : la visite qui n'aurait pas dû avoir lieu. Exemple, hypothèses à remplacer par les vôtres : deux visites inutiles par semaine, 2 heures chacune trajet compris, 45 semaines. Cela fait 180 heures par an, soit 12 420 € à 69 € de coût de revient horaire.

Avant : l'appel qui décide si la visite vaut le déplacement

Rappelez dans l'heure : un particulier qui a rempli trois formulaires reçoit le premier qui propose une date. Cinq minutes, cinq questions :

  1. Le projet : « Racontez-moi ce que vous voulez changer. »
  2. Pourquoi maintenant : un déménagement, une naissance, une fuite. La raison donne l'urgence.
  3. Le budget : « Pour vous proposer quelque chose de réaliste, vous avez une enveloppe en tête ? »
  4. Le délai : la date souhaitée, et ce qui la fixe.
  5. Qui décide : « Vous décidez seul ? Vous voyez d'autres entreprises ? »

Budget à moitié de la réalité ? Dites-le maintenant, avec un ordre de grandeur.

Pendant : écouter, mesurer à voix haute, reformuler

Écoutez d'abord, sans proposer de solution. La question « Qu'est-ce qui vous inquiète le plus dans des travaux chez vous ? » vaut toutes les autres. La réponse (la poussière, les délais, l'artisan qui disparaît) devient la première ligne de votre devis.

Mesurez en parlant. Un support abîmé, un accès difficile, un réseau à reprendre : dites-le. Le client comprend que le prix vient de constats.

Reformulez, puis fixez la suite. Votre devis répond à la phrase validée, et à rien d'autre. Notez la date de rappel devant le client.

Après : le devis le lendemain, puis trois relances

Un devis correct reçu le lendemain bat un devis parfait reçu dix jours plus tard. Mettez dedans :

  1. le projet reformulé, tel que le client l'a validé ;
  2. trois options (de base, recommandée, complète), avec celle que vous conseillez ;
  3. ce qui est compris et ce qui ne l'est pas ;
  4. la date de début possible et la durée de validité du devis ;
  5. la façon de signer, en une ligne.

Puis relancez aux dates annoncées, avec un apport à chaque fois. Jamais « avez-vous réfléchi ? ».

Ces intervalles sont un choix de méthode : annoncez-les et tenez-les. D'autres modèles : messages de relance.

Les erreurs qui font perdre la vente

  • Lâcher un prix sur le pas de la porte. Il sera comparé tel quel et ne bougera plus.
  • Partir sans date. Le devis finit dans une boîte mail que personne ne rouvre.
  • Un devis sans option. Le client n'a que « oui » ou « non » à répondre. Il dit non.

Ces techniques ne servent que si l'agenda contient des particuliers avec un vrai projet. Pour voir ce que donne la pub Google dans votre zone : recevoir les chiffres de ma zone.

Questions fréquentes

Quelles questions poser au client lors d'une visite technique ?

Des questions ouvertes : ce qui le gêne aujourd'hui, le résultat qu'il imagine, ce qui l'inquiète le plus. Complétez par le budget, le délai et les autres devis demandés. Sa crainte principale devient le premier argument du devis.

Comment réussir son rendez-vous client quand on est artisan ?

Qualifiez le projet au téléphone, écoutez avant de mesurer, reformulez en une phrase et fixez la date de suite avant de partir. Envoyez le devis le lendemain, en trois options, puis relancez aux dates annoncées.

Faut-il donner un prix pendant la visite ?

Seulement un ordre de grandeur que vous maîtrisez, en disant que le prix ferme vient avec le devis écrit. Un prix lancé trop vite fige la discussion.

Combien de temps après la visite faut-il envoyer le devis ?

Le lendemain, annoncé au client avant de partir. Sinon, donnez une date précise et tenez-la.

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